Maria-Eva Geigl

Eva-Maria Geigl est intéressée par l’étude de l’évolution des génomes en analysant des restes fossilisés d’organismes du passé qui sont les témoins directes de l’évolution. Ainsi, elle étudie avec son équipe l’évolution des populations et espèces animales et humaines, en particulier la domestication des animaux au cours des derniers 10.000 ans et le peuplement de l’Europe au cours des derniers 100.000 ans. Pour distinguer des forces anthropiques et climatiques comme moteurs de cette évolution, elle étudie avec son équipe aussi des espèces-sœurs sauvages, non-domestiquées, un travail qui contribue à la biologie de conservation par l’étude d’espèces en voie de disparition ou en danger.

 

Eva-Maria Geigl a obtenu son diplôme en chimie et biologie et son doctorat en génétique moléculaire de l’université Ludwigs-Maximilian de Munich en Allemagne. Elle a ensuite fait un séjour post-doctoral à l’université de Stanford aux Etats-Unis où elle a travaillé au sein du projet international sur le séquençage du génome humain.  Puis, elle a effectué sa recherche sur l’architecture et l’évolution des chromosomes humains à l’institut Jacques Monod à Paris. C’était la rencontre avec la préhistoire en France, particulièrement riche, qui l’a enthousiasmée pour l’étude de l’évolution des êtres humains et de leur environnement au cours des dernières centaines de milliers années en analysant les traces de génomes préservés dans les fossiles. Elle a mis en place un laboratoire de haut confinement dédié à l’étude de l’ADN ancien et développé les thématiques en paléogénétique mentionnés ci-dessus, avec son groupe qu’elle co-dirige avec Thierry Grange. Elle est actuellement directrice de recherche au CNRS.